le 11/03/2010
L'idée de créer, sur le modèle du FMI, un mécanisme d'entraide pour les pays de la zone euro confrontés à des difficultés financières a émergé ces derniers jours.
La Commission européenne envisage d'interdire les opérations les plus spéculatives sur les marchés liées à de la dette émise par les Etats.
La France voit le projet avec réserve, l'Allemagne est partagée, la BCE s'y oppose.
Les agents du fisc et les éboueurs étaient en grève lundi en Grèce pour protester contre les mesures d'austérité draconiennes votées vendredi par la majorité socialiste au pouvoir.
Sarkozy assure que les pays de la zone euro travaillent "sur un certain nombre de mesures précises" de soutien, mais refuse de les préciser.
Georges Papandréou va demander à Niclas Sarkozy d'appuyer les efforts de rigueur de la Grèce pour rester dans la zone euro.
La chancelière allemande tente de décrisper le climat tendu entre les deux pays.
La Grèce, le Portugal ou l'Irlande sacrifient salaires et retraites pour rétablir leur compétitivité et leurs budgets.
Dans des témoignages adressés au Monde.fr depuis la Grèce, les internautes racontent leurs difficultés à joindre les deux bouts.
Le président de la Confédération générale des travailleurs grecs, Yannis Panagopoulos, a reçu des coups de poing par un jeune homme, alors qu'il prononçait un discours devant le Parlement.
Des heurts ont éclaté entre un groupe de jeunes et des policiers qui ont tiré des gaz lacrymogènes lors de la manifestation dans le centre d'Athènes.
Georges Papandréou doit rencontrer en fin d'après-midi la chancelière allemande, une visite qui retient toute l'attention des marchés financiers.
Pour Bruno Palier, chercheur à Sciences Po Paris, les principales difficultés sociales de la Grèce ou du Portugal concernent également la France.
Le premier ministre grec doit rencontrer Angela Merkel, vendredi à Berlin. La chancelière allemande hésite à mettre la main à la poche.
Lâcher la Grèce est impensable sur le plan politique, social, économique et financier, selon Georges Ugeux, ancien vice-président de la Bourse de New York.
Trois cents manifestants communistes du Front de lutte syndical (Pame) occupaient jeudi le ministère des finances à Athènes pour protester contre les mesures d'austérité annoncées mercredi par le gouvernement pour faire face à la crise, a-t-on appris auprès de la police.
Avec un déficit de 12,7 % du PIB, la Grèce risque de ne plus pouvoir emprunter d'argent pour financer sa dette.
Après avoir approuvé mercredi un nouveau plan d'austérité réclamé par l'UE, la Grèce en appelle à la "solidarité européenne", faute de quoi elle se tournera vers le FMI.
Les mesures d'économie s'appuient sur des coupes salariales et budgétaires drastiques.
La France et l'Allemagne vont s'assurer que leurs grandes banques commerciales continuent de souscrire aux emprunts grecs.